Air Des Clochettes Dessay Mon

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Après des pizzicati mystérieux, Lakmé entame son récitatif par une vocalise sur une simple voyelle « a ». Cette vocalise, indiquée « sans mesure », sans accompagnement orchestral, culmine au contre-mi (1'40") avant de s’éteindre sur une descente chromatique suivie d’un trille. Autant dire que dès le début, les difficultés techniques sont extrêmes.

A 1'52", on entend une petite ritournelle de l’orchestre, puis un bref récitatif de Nilakantha (« Par les dieux inspirée, cette enfant vous dira la légende sacrée de la fille du paria »), ponctué par une intervention du chœur (« Écoutons la légende, écoutons »). A 2'30", l’orchestre reprend les pizzicati du début de la scène puis laisse place à … la légende.

Le début du récit (2'36") est, selon la partition, presque un récitatif. Le mouvement très libre n’est en effet soutenu au début que par des longs accords de l’orchestre, en guise de soutien harmonique.

Dans cette ambiance pour l’instant très dramatique, la phrase « et riant à la nuit » crée la surprise en introduisant le mode majeur (4'17") qui fait monter la ligne mélodique vers un point d’orgue apaisé.

A 4'32", La légende se poursuit dans un tempo légèrement plus vif et plus « strict » que dans le début de la scène, tout en rétablissant le mode mineur. L’orchestration de ce passage renforce le caractère sombre du récit.

Lorsque paraît la « jeune fille » et ses clochettes salvatrices, la musique se fait soudain plus lumineuse (tonalité d’ut majeur qui glisse peu à peu vers le mi majeur).

A 5'23" retentit le fameux motif des clochettes qui semble passer de l’orchestre à la chanteuse par échos successifs.

A 6'05" commence le deuxième couplet de la légende (l’air n’est pas fini, malgré les applaudissements). On réentend donc la musique de 4'32" avec quelques modifications mélodiques et harmoniques. A 6'29", la ligne vocale flotte au dessus des triolets de l’orchestre. Les tonalités s’enchaînent de manière étonnante. Du mi majeur initial, on atteint un lumineux fa dièse majeur sur le mot « Brahma » (6'50") qui reste en suspension sur un trémolo de cordes. Cela nous ramène, par glissement chromatique sur un accord de sol majeur (7'02"), dominante d’ut majeur (7'09"). L’apparition du si bémol dans l’harmonie semble amener la tonalité vers le ton voisin de fa majeur. Mais finalement un autre glissement chromatique (le sol glisse vers le sol dièse, le si bémol vers le si bécarre) fait revenir le mi majeur du motif de la clochette (7'23").

Pardon pour ce précédent paragraphe qui paraîtra très obscur aux gens qui ignorent le solfège. Mais cet enchaînement harmonique étonnant participe beaucoup à l’atmosphère un peu brumeuse de l’air (avant l’intervention des gling gling des clochettes évidemment) et peut difficilement s’expliquer sans en venir à d’horribles précisions techniques. Mais je crois tout de même que, lorsqu’on n’a pas encore entendu cet air 343 fois, on perçoit, même sans connaissances en solfège, que ces quelques mesures sont construites de sorte qu’on ne sait jamais vraiment vers quoi on va à la mesure d’après, comme si Lakmé improvisait son récit au fur et à mesure.

Avec le motif des clochettes revient évidemment toute la batterie d’éléments virtuoses qui vont avec. Gammes qui montent et qui descendent, notes piquées, trilles longuement tenus. Tout y passe jusqu’au feu d’artifice final qui, évidemment, se conclut sur un suraigu (8'30"). Il est amusant de noter que ce contre-mi (note que peu de sopranos atteignent facilement) n’est pas noté sur la partition, mais est indiqué une octave plus bas (en tout cas dans mon édition). Cette pratique fréquente à l’opéra d’extrapoler des suraigus non écrits fait parfois débat dans certaines œuvres. Leur exécution dépend souvent de l’envie (et des capacités) de l’interprète. Pour Lakmé, ce contre-mi est au contraire devenu absolument attaché au rôle au point qu’il semblerait impensable de chanter Lakmé sans posséder cette note aiguë.

Et pour ceux qui trouveraient encore qu'on ne comprend jamais les paroles à l'opéra :

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